I. NOTRE VISION
Le Parti Populaire est issu de la sociĂ©tĂ© civile. Il veut contribuer Ă  la gestion efficace du Pays dans l’intĂ©rĂŞt de tous :

  • loin des intĂ©rĂŞts particuliers, individuels ou organisĂ©s, frĂ©quemment privilĂ©giĂ©s,
  • loin de l’aveuglement et de l’inefficacitĂ© du court terme,
  • et Ĺ“uvrer afin que l’individu rĂ©alise la vie de son choix.

Le Parti Populaire recrĂ©e un lien entre les citoyens et ceux qui les gouvernent. Comme parti du 21ème siècle, il s’ouvre au dialogue avec toutes les organisations qui constituent la trame de notre Pays afin de sensibiliser les citoyens, les fĂ©dĂ©rer dans l’action et les consulter rĂ©gulièrement sur leurs visions et attentes.

Le Parti Populaire aborde sans rĂ©serve, ni tabous tous les problèmes que nos concitoyens affrontent aujourd’hui. Il parle un langage sans Ă©quivoque, nomme les choses par leur nom et annonce des objectifs de gouvernance clairs dans le respect des droits fondamentaux de chacun.

Le Parti Populaire mesure très bien les rudes et lourdes rĂ©alitĂ©s de la vie ainsi que leur complexitĂ©. C’est pourquoi, il ne propose que des solutions bien Ă©tudiĂ©es et jamais simplistes. C’est lĂ  le devoir d’hommes politiques visionnaires capables de dĂ©passer les fausses contraintes qui paralysent trop de nos dirigeants actuels.

Le Parti Populaire fait confiance Ă  l’Etre Humain. Chaque individu, quel qu’il soit, Femme ou Homme, quelle que soit sa condition, a droit Ă  un avenir. C’est pourquoi le Parti Populaire veut bâtir un avenir pour tous et avec tous en s’appuyant sur ce que chacun a de meilleur en lui, sa volontĂ©, ses capacitĂ©s, ses talents et ses ambitions.

 

II. NOS VALEURS FONDAMENTALES
Le Parti Populaire fonde son action sur la Justice, la Solidarité et la Responsabilité.

Justice afin d’offrir les mĂŞmes chances Ă  tous et rĂ©tablir l’Ă©galitĂ© des droits et des devoirs Ă  tous les niveaux parce que les règles sont les mĂŞmes pour tous, indĂ©pendamment de la richesse, de la religion, ou de l’affiliation politique.

Justice, car il est aujourd’hui urgent de restaurer l’Etat de droit partout. Le citoyen ne peut tolĂ©rer des zones oĂą l’anarchie et la violence règnent, oĂą l’Etat abandonne ses responsabilitĂ©s fondamentales.

SolidaritĂ©, vraie, active en Ă©tant sensible Ă  la dĂ©tresse momentanĂ©e ou profonde, de l’Autre et attentif au contexte qui crĂ©e cette situation, en l’aidant afin qu’il ne sombre pas dans le dĂ©sespoir et la condition matĂ©riellement et psychologiquement difficile d’"assistĂ©".

Responsabilité, car tout adulte en bonne santé qui jouit de droits, doit également assumer ses devoirs envers lui-même, sa famille et la Société quelle que soit sa position ou situation.

Le Parti Populaire s’engage :

  • Ă  la vĂ©ritĂ© et Ă  la loyautĂ© dans son action,
  • Ă  assurer une bonne gestion des deniers publics,
  • Ă  faire mieux avec moins de dĂ©penses publiques car c’est gĂ©nĂ©ralement possible.

 

III. LES PRIORITES DU PARTI POPULAIRE

1. L’INSTITUTIONNEL : "UNE BELGIQUE MODERNE, EFFICACE ET SIMPLIFIEE"

1.1. Moins de gouvernements, moins de ministres et mieux gouverner!
Simplifier l’Etat figurait dĂ©jĂ  dans les premiers objectifs de la dĂ©marche fĂ©dĂ©raliste. Le Parti Populaire propose une structure basĂ©e sur un niveau fĂ©dĂ©ral et trois RĂ©gions. Ceci implique d’abord de transfĂ©rer et intĂ©grer les responsabilitĂ©s, compĂ©tences et prestations des CommunautĂ©s, Provinces et comitĂ©s de concertation (Cocof, Cocon, Cocom) dans les RĂ©gions et ensuite d’abolir ces structures. Les Germanophones devront se concerter avec la RĂ©gion Wallonne afin de dĂ©terminer ensemble quelles compĂ©tences ils souhaitent impĂ©rativement conserver dans une structure ad hoc et quelles compĂ©tences seront transfĂ©rĂ©es Ă  la RĂ©gion en vue de garantir une gestion optimale des ressources.

Dès lors, on réduit le nombre de ministres de 62 à 22 ! :

  • 7 ministres pour le niveau fĂ©dĂ©ral,
  • 5 ministres par RĂ©gion.

1.2. Bâtir un Etat fédéral fort avec un partage clair des compétences
La confusion, les divisions et les disputes stĂ©riles sont indignes d’un Etat moderne ! La Belgique a besoin de toute urgence d’un partage clair des compĂ©tences et d’un renforcement de l’Etat fĂ©dĂ©ral.

Aujourd’hui, le partage vague des compĂ©tences entre diffĂ©rents niveaux de pouvoirs, dilue les responsabilitĂ©s et rend les politiques publiques inefficaces. "Quand tout le monde est compĂ©tent, personne n’est responsable". D’autre part, embarrassĂ©e et indĂ©cise en raison de ses structures actuelles, la Belgique ne peut affronter adĂ©quatement les nouveaux enjeux nationaux, europĂ©ens et mondiaux. En termes d’efficacitĂ©, les compĂ©tences doivent se situer au niveau le plus pertinent : Etat fĂ©dĂ©ral ou RĂ©gions.

Dans un but de cohĂ©sion nationale et d’efficacitĂ©, des compĂ©tences doivent impĂ©rativement rester fĂ©dĂ©rales : Finances, DĂ©fense, SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure, Justice, Affaires Etrangères et Affaires Sociales. D’autres compĂ©tences Ă  "refĂ©dĂ©raliser" : Commerce ExtĂ©rieur, Normes Environnementales, Energie, Agriculture. Dans ces domaines, tout se dĂ©cidant au niveau europĂ©en, la Belgique doit donc parler d’une seule voix dans ce domaine.

En raison des diffĂ©rences culturelles Ă  respecter ou de politiques de proximitĂ©, ces autres compĂ©tences reviennent au niveau rĂ©gional : Economie, Emploi, SantĂ©, Culture, Enseignement, Innovation, MobilitĂ©, … Il convient sans doute de rĂ©gionaliser encore quelques compĂ©tences fĂ©dĂ©rales telles que par exemple : les instruments de financement d’entreprises ou encore les subsides Ă  l’innovation.

Un dĂ©bat ouvert et transparent dĂ©terminera le niveau de pouvoir le plus pertinent. Trop souvent, diffĂ©rents niveaux se chevauchent. Ainsi, la politique de prĂ©vention en matière de santĂ© se trouve au niveau dĂ©centralisĂ© alors que les soins de santĂ© relèvent du niveau fĂ©dĂ©ral. Situation inacceptable ! Autre exemple, la rĂ©gionalisation de la mobilitĂ© empĂŞche une vision d’ensemble sur Bruxelles, le ring se situant essentiellement en territoire flamand.

Pour Ă©viter ou rĂ©gler les controverses et conflits, nous proposons l’instauration d’une hiĂ©rarchie des normes. La Belgique jouit d’une particularitĂ© douteuse : le seul pays au monde Ă  ne pas disposer de hiĂ©rarchie des normes entre les diffĂ©rents niveaux de pouvoirs. ConsĂ©quence : voilĂ  les RĂ©gions ou CommunautĂ©s capables de prendre des actes contraires Ă  la lĂ©gislation fĂ©dĂ©rale. D’oĂą une porte ouverte aux rĂ©glementations contradictoires, sources d’insĂ©curitĂ© et de guĂ©rilla juridique. Exemple : circulaires, Peeters et survols de Bruxelles. Ce dĂ©faut interdit tout fonctionnement efficace d’une organisation, entreprise ou Etat. Par contre, dotĂ© d’une hiĂ©rarchie des normes, l’Etat fĂ©dĂ©ral peut alors arbitrer les litiges entre les trois RĂ©gions.

1.3. Elever Bruxelles à sa dimension de capitale européenne
Une multitude d’organismes et d’institutions se superposent, se court-circuitent et paralysent la gestion de Bruxelles.

Propositions du Parti Populaire :

  • en intĂ©grant les compĂ©tences des CommunautĂ©s dans les RĂ©gions, on transfère aussi des compĂ©tences Ă  la RĂ©gion bruxelloise et notamment des compĂ©tences essentielles telles que le tourisme, l’enseignement, bilingue ou multilingue et la culture. La culture bruxelloise ne se dissocie pas de la culture belge,
  • la RĂ©gion reçoit une partie des compĂ©tences des 19 Communes afin d’assurer la gestion cohĂ©rente indispensable Ă  un ensemble urbain de plus d’un million d’habitants, capitale du Pays et de l’Union EuropĂ©enne,
  • le Parlement bruxellois passe de 89 Ă  31 dĂ©putĂ©s, grâce Ă  la libertĂ© rendue Ă  l’Ă©lecteur qui choisit le candidat sans opĂ©rer de distinction linguistique.

Lien Bruxelles/périphérie :
Le Parti Populaire partage le projet commun et visionnaire d’une "Brussels Metropolitan Region". Bruxelles doit renforcer cette rĂ©alitĂ© : capitale de l’Europe et l’affirmer pĂ©renne. C’est pourquoi, afin de consolider cette rĂ©alitĂ© de Bruxelles, capitale de l’Europe, le territoire actuel du Brabant, sans l’arrondissement de Louvain, comme le suggère Ă©galement ce projet, devient une circonscription administrative trilingue (FR/NL/ANGL).

1.4. Redonner la parole au citoyen
Le Parti Populaire introduira le scrutin majoritaire à 2 tours, le principe du référendum populaire et une révision fondamentale des règles des scrutins de liste.

Un scrutin majoritaire mixte Ă  deux tours, Ă  l’instar de l’expĂ©rience française
Les citoyens Ă©lisent leurs dĂ©putĂ©s fĂ©dĂ©raux par un scrutin uninominal majoritaire Ă  deux tours et l’autre moitiĂ© Ă  la proportionnelle dans le cadre d’une circonscription fĂ©dĂ©rale (cf. infra). Les Ă©lections rĂ©gionales seront organisĂ©es Ă©galement sur base du scrutin majoritaire Ă  deux tours. Un tel système majoritaire exprime des choix clairs et encourage les engagements forts dont la Belgique a besoin en rompant avec le consensus mou.
Le parti formant un gouvernement mène dès lors une politique cohĂ©rente et homogène. Le système majoritaire exprime la volontĂ© gĂ©nĂ©rale alors que le système proportionnel donne l’avantage aux intĂ©rĂŞts particuliers et favorise les replis communautaristes. Il favorise l’Ă©mergence d’une vĂ©ritable opposition. Un fait impossible aujourd’hui car tous les partis sont "au pouvoir" quelque part et souvent tentĂ©s par des arrangements favorisant des intĂ©rĂŞts particuliers sinon privĂ©s.

Ce mode de scrutin offre Ă©galement une formule plus dĂ©mocratique car le citoyen vote pour le candidat qu’il prĂ©fère au 1er tour et choisit une majoritĂ© au second. Les dernières Ă©lections rĂ©gionales l’ont bien montrĂ© : les arrangements entre partis confisquent le choix des citoyens autorisĂ©s, dès lors, Ă  croire qu’ils ont votĂ© pour rien ! L’image de la dĂ©mocratie en sort amoindrie.

Règles pour les scrutins de listes
Le peuple doit vraiment Ă©lire ses reprĂ©sentants ! C’est son droit et ce n’est pas le cas aujourd’hui. En effet, l’Ă©lection du candidat dĂ©pend surtout de sa position sur la liste et non de sa notoriĂ©tĂ© vĂ©ritable.

Le Parti Populaire suivant la règle dĂ©mocratique requiert l’Ă©lection en fonction du plus grand nombre de voix de prĂ©fĂ©rence sans tenir compte de la place sur la liste qui rĂ©sulte souvent d’un "arrangement" interne.

D’autre part, de plus en plus de candidats se prĂ©sentent dĂ©pourvus de l’intention de siĂ©ger. Le taux des "faux candidats" atteint 33% aux dernières Ă©lections rĂ©gionales. Les partis et ces attrape-voix trompent l’Ă©lecteur. En fait, il vote et Ă©lit en rĂ©alitĂ© des supplĂ©ants qu’il n’a pas choisis. Un tel mĂ©pris du citoyen est scandaleux et nie l’esprit de la libertĂ© du suffrage universel.

Supprimons la liste des supplĂ©ants : un candidat Ă©lu Ă  une assemblĂ©e a l’obligation de siĂ©ger, sinon il ne doit pas se prĂ©senter.

A supprimer Ă©galement le vote obligatoire dĂ©coulant d’une vision paternaliste envers les citoyens. Les citoyens qui le dĂ©sirent voteront par internet ("Vote on Web"). Il faut se servir des outils technologiques modernes.

Instaurer le référendum
Le monde change vite. Notre pays affronte de grands choix qui engagent notre avenir et celui de nos descendants. Il est indispensable et juste que les gouvernants consultent les citoyens en procĂ©dant au rĂ©fĂ©rendum sans attendre les Ă©chĂ©ances du calendrier Ă©lectoral. En outre, les citoyens disposeront Ă©galement du pouvoir d’initiative populaire moyennant 50.000 signatures.

Pour certaines matières, il convient que le vote obtienne une majorité dans chaque groupe linguistique.

1.5. Renforcer la cohérence de la Belgique par une circonscription fédérale
La Belgique doit et veut redevenir gĂ©rable. Il faut donc permettre aux citoyens de choisir leurs Ă©lus. Pour les Flamands, libertĂ© de voter pour des reprĂ©sentants Wallons et pareillement pour les Wallons, libertĂ© de voter pour des reprĂ©sentants Flamands. Ainsi fonctionne une circonscription fĂ©dĂ©rale. En instaurant ce mode de scrutin, tout Belge, qu’il habite Ă  Arlon ou Ă  Ostende, vote pour qui il veut. IndĂ©niablement, cela renforce la cohĂ©sion nationale.

2. L’ECONOMIE, L’EMPLOI LA SOLIDARITE : "L’ECONOMIE D’ABORD AU SERVICE DES CITOYENS", C’EST D’AILLEURS L’INTERET DE L’ETAT EGALEMENT.

Le Parti Populaire veut rĂ©concilier la Belgique avec l’esprit d’entreprendre, Ă  la base de son histoire, de sa culture et de sa richesse. La Belgique occupe une place centrale en Europe, tant par sa gĂ©ographie que par sa diversitĂ© culturelle. La Belgique doit redevenir la terre d’investissements et d’ouverture par excellence, un centre gĂ©ographique pour le commerce et l’industrie, ce qu’elle fut pendant de nombreuses gĂ©nĂ©rations en Europe occidentale.

2.1. Une taxation plus juste, plus simple et plus efficace
Aujourd’hui, les travailleurs aux revenus moyens sont les plus taxĂ©s. La complexitĂ© du système favorise les très hauts revenus qui bĂ©nĂ©ficient de moyens d’Ă©chapper aux impĂ´ts. Par contre, les petits revenus sont lourdement taxĂ©s en Belgique comme nulle part ailleurs en Europe. Actuellement le travailleur belge est taxĂ© Ă  partir de 5.000 €. Un frein dĂ©courageant le retour au travail et incitant le travail au noir.

C’est pourquoi le Parti Populaire propose :

  • taxer le travail Ă  un juste niveau,
  • globaliser les revenus rĂ©els du travail, du capital et les revenus rĂ©els de l’immobilier et non un revenu cadastral fictif,
  • supprimer les nombreuses dĂ©ductions relevant de la maĂ®trise de procĂ©dures souvent trop complexes et incomprĂ©hensibles donc injustes,
  • réécrire et simplifier le Code des impĂ´ts.

Nous proposons les taux suivants, sous rĂ©serve d’ajustements tenant compte de la politique budgĂ©taire :

  • 0% jusqu’Ă  12.500 € de revenu
  • 19% jusqu’Ă  50.000 € de revenu
  • 29% pour la tranche qui dĂ©passe 50.000 €

Grâce Ă  cette rĂ©forme et Ă  cette fiscalitĂ© plus juste, les bas et moyens revenus paieront moins. Ce système simplifiĂ© ne connaĂ®t plus de niches, ni d’exemptions fiscales. Les ressources humaines dĂ©gagĂ©es par cette simplification participeront Ă  la lutte contre la fraude fiscale et vont s’avĂ©rer sources d’Ă©conomies.

L’impĂ´t des personnes physiques et l’impĂ´t des sociĂ©tĂ©s seront alignĂ©s.

2.2. Limiter les allocations de chĂ´mage dans le temps
Le chĂ´mage Ă  vie est anormal et injuste. Ceci n’encourage pas certains chĂ´meurs Ă  chercher du travail et pĂ©nalise les travailleurs temporairement au chĂ´mage. En effet, l’ampleur des prestations sont, en Belgique, parmi les plus basses d’Europe occidentale.

Aussi, limiter ces allocations s’accompagnera d’une rĂ©elle politique d’activation des chĂ´meurs. La fusion des structures multiples existantes en une seule procurera un service public plus performant pour l’activation efficace des chĂ´meurs.

En outre, quelqu’un qui n’a jamais travaillĂ©, n’a pas droit aux allocations de chĂ´mage. La durĂ©e des allocations ne peut ĂŞtre supĂ©rieure Ă  deux fois la pĂ©riode de travail effectuĂ©.

Le Parti Populaire propose très concrètement :

  • abolir les allocations d’attente,
  • augmenter l’allocation des premiers mois,
  • limiter la durĂ©e des indemnitĂ©s, soit : max. 36 mois mais max. 2 fois le nombre de mois travaillĂ©s,
  • le maintien des allocations après cette durĂ©e si en contrepartie le chĂ´meur accepte un travail d’intĂ©rĂŞt public non marchand tel que santĂ©, environnement, culture, aide aux personnes et organisĂ© par les communes.

Les personnes qui ne sont pas aptes à travailler ou qui, pour des raisons médicales, psychologiques ou autres ne peuvent satisfaire aux conditions de maintien des allocations après la période de 36 mois, doivent être prises en charge dans le cadre d’une politique de réinsertion dans la société, car tout le monde doit y trouver sa place.

2.3. LibĂ©rer l’emploi
La complexitĂ© des incitants Ă  l’embauche, l’absence de flexibilitĂ© sur le marchĂ© du travail et les coĂ»ts de sĂ©curitĂ© sociale pèsent sur les bas et moyens salaires. Ils constituent un obstacle aux emplois, notamment de services et de proximitĂ©.

Comment y remédier ?

Des mesures concrètes, simples, efficaces, rapidement applicables :

  • rediriger les personnes peu qualifiĂ©es vers des jobs de service et de proximitĂ© tels que stations service, tourisme, assistance de base aux personnes, gardiennage des immeubles, jardinage, …
  • ce travail doit ĂŞtre peu ou pas taxĂ©,
  • supprimer les cotisations de sĂ©curitĂ© sociale sur les bas salaires,
  • supprimer les nombreux plans et incitants inefficaces,
  • autoriser le travail des retraitĂ©s, sans limites,
  • uniformiser le statut ouvrier/employĂ©/fonctionnaire.

2.4. Libérer les forces entrepreneuriales, simplifier le cadre législatif
Oui, mais comment ?

  • fusionner les nombreux organismes d’aides aux entreprises en une Maison de l’Entreprise,
  • ouvrir une Maison de l’Entreprise dans chaque ville d’importance afin de procurer un guichet unique aux entreprises, aux crĂ©ateurs d’entreprises et aux demandeurs d’emploi,
  • supprimer les subventions mais stimuler et coacher les activitĂ©s entrepreneuriales,
  • aider, conseiller, former selon ses besoins tout entrepreneur, dĂ©butant ou non,
  • réécrire, simplifier et adapter au 21ème siècle la plupart des textes lĂ©gislatifs en partant d’une page blanche afin d’atteindre un nouveau seuil d’efficacitĂ©,
  • synthĂ©tiser la lĂ©gislation Ă  travers quelques grands codes, simples et surtout comprĂ©hensibles : Code du travail, Code civil, Code des affaires, Code administratif,
  • revoir l’utilitĂ©, le fonctionnement et les responsabilitĂ©s de certaines structures en vue de protĂ©ger les citoyens, Ă©pargnants ou consommateurs,
  • rĂ©instaurer une sĂ©paration claire entre l’activitĂ© de dĂ©pĂ´t/prĂŞt des banques et l’activitĂ© spĂ©culative de marchĂ© afin d’Ă©viter les risques systĂ©miques du monde financier,
  • mettre en Ĺ“uvre des mesures ponctuelles mais efficaces afin de rĂ©pondre aux besoins spĂ©cifiques de certains secteurs, telle la TVA Ă  6% dans l’Horeca avec engagements fermes de crĂ©ation d’emplois.

2.5. S’attaquer en profondeur aux dĂ©ficits structurels du pays
La Belgique affronte des dĂ©ficits abyssaux des finances publiques et de la sĂ©curitĂ© sociale. AggravĂ©s par la crise financière mais avant tout dus Ă  la gabegie de notre système, Ă  l’absence de responsabilitĂ© et au laxisme de nos gouvernants depuis de nombreuses annĂ©es.

Nous n’avons pas le droit de reporter sur nos enfants un poids insupportable.

Des mesures structurelles de rĂ©duction systĂ©matique des dĂ©penses s’imposent donc. Le Parti Populaire propose de travailler avec des enveloppes budgĂ©taires fermĂ©es et de responsabiliser les acteurs :

  • reculer l’âge de la retraite,
  • augmenter le taux d’occupation des travailleurs plus âgĂ©s,
  • ramener les mutuelles Ă  leur vocation première d’assurance de perception des cotisations et de paiement des soins de santĂ© et d’invaliditĂ©. Mises en concurrence, elles maĂ®triseront les dĂ©penses de soins de santĂ© en passant elles mĂŞmes des accords avec les prestataires de soins.

Quelques mesures de bon sens à mettre en œuvre :

  • distribuer les mĂ©dicaments coĂ»teux Ă  la pièce et non en boĂ®te,
  • recourir systĂ©matiquement aux mĂ©decines douces ou alternatives,
  • renoncer Ă  certaines politiques de vaccinations coĂ»teuses, inefficaces, parfois dangereuses.

 

3. JUSTICE ET SECURITE : "UN "BIG BANG" S’IMPOSE"

L’Ă©tat de dĂ©liquescence de notre appareil judiciaire et de sĂ©curitĂ© inquiète tous les habitants. Les dĂ©tenus s’Ă©vadent. Les peines ne sont plus appliquĂ©es car les prisons sont surpeuplĂ©es. L’insĂ©curitĂ© règne dans certains quartiers donc dans le Pays. Indigne pour un Etat, inacceptable du Pays qui abrite la capitale de l’Europe.

Pourtant chaque citoyen et notamment les plus faibles, personnes âgées et enfants, a droit à la sécurité et à la justice, nos droits garantis les plus fondamentaux. Les Hommes ont créé des Etats pour protéger ces droits, seuls et derniers remparts des plus faibles ou des plus démunis.

L’Etat et ceux qui le servent doivent garantir l’exercice et le bĂ©nĂ©fice de ces droits Ă  tous et en permanence. NĂ©anmoins, la criminalitĂ©, petite et grande prospère en Belgique.

C’est pourquoi, le Parti Populaire veut une politique de "tolĂ©rance zĂ©ro".
Ceci signifie :

  • sanctionner rĂ©ellement chaque infraction, mĂŞme lorsque la sanction est minime,
  • protĂ©ger et agir partout; la police intervient partout, aucune parcelle de notre territoire ne bĂ©nĂ©ficie du privilège scandaleux de zone de "non droit",
  • dĂ©pouiller les dĂ©linquants de leur sentiment d’impunitĂ©,
  • rĂ©parer le tort infligĂ© aux victimes devient le centre du procès pĂ©nal.

Restaurer l’autoritĂ© de l’Etat ? Des solutions existent. Elles nĂ©cessitent de rĂ©organiser en profondeur notre système judiciaire et carcĂ©ral. Ces solutions ne nĂ©cessitent pas de budgets supplĂ©mentaires.

Actuellement, la justice civile se pratique comme au 19ème siècle, la procĂ©dure n’ayant pas sensiblement Ă©voluĂ©. Le Parti Populaire veut une vraie justice modernisĂ©e qui replace le justiciable au centre du processus.

3.1. Moderniser et simplifier la structure judiciaire
Notre structure judiciaire, archaïque et complexe, incompréhensible pour la plupart des justiciables requiert un réaménagement :

  • rĂ©affecter de nombreux magistrats, tels les auditeurs du Conseil d’Etat ou les avocats gĂ©nĂ©raux Ă  la Cour de cassation vers des fonctions de juger,
  • crĂ©er un Tribunal par ville de moyenne importance composĂ© de chambres civile, familiale, pĂ©nale, sociale, des affaires et administrative; des Chambres dirigĂ©es par des prĂ©sidents de section et un secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral pour la gestion administrative,
  • maintenir les cinq Cours d’appel,
  • rĂ©organiser les Cours d’appel comme les Tribunaux et les diviser en Chambres spĂ©cialisĂ©es,
  • renforcer les magistrats professionnels dans les affaires pĂ©nales graves ou les autres affaires d’importance ou de principe Ă  la demande des plaideurs, par 5 citoyens jurĂ©s, tirĂ©s au sort. Ils conforteront l’indĂ©pendance des Cours et Tribunaux,
  • remplacer la Cour de cassation, la Cour constitutionnelle et le Conseil d’Etat par une seule Cour suprĂŞme,
  • ouvrir cette Cour suprĂŞme Ă  des juristes Ă©minents de la sociĂ©tĂ© civile
  • composer les Cour suprĂŞme de sections spĂ©cialisĂ©es, constitutionnelle, administrative, commerciale, fiscale, pĂ©nale, civile,
  • unifier le Ministère public et le constituer d’un Parquet au niveau de chaque Tribunal afin de suivre les affaires pĂ©nales jusqu’au jugement,
  • constituer et renforcer un Parquet fĂ©dĂ©ral pour la grande criminalitĂ©, le terrorisme et la lutte contre la corruption.

3.2. Uniformiser et simplifier la procédure
Le peuple a besoin d’une justice, rapide, accessible et comprĂ©hensible Ă  tous, notamment dans son langage, prĂ©cis mais moderne. ConsidĂ©rant son rĂ´le, la justice assure un service sociĂ©tal fondamental auprès des citoyens, un service nĂ©cessairement irrĂ©prochable, de qualitĂ©, faute de quoi, la CitĂ© des Hommes retourne Ă  l’arbitraire, Ă  la barbarie.

Toutes les procĂ©dures requièrent aujourd’hui une mise Ă  jour, ce sera un nouveau Code de procĂ©dure unique, simple et sans formalisme excessif. On procède concomitamment Ă  l’informatisation complète de tous les greffes sur l’internet, avec un accès rapide pour les avocats et les justiciables. La Cour suprĂŞme rĂ©pond aux questions prĂ©judicielles dans un dĂ©lai de 60 jours. Il n’y aura plus de cassation sauf violation grave des règles de procĂ©dure.

3.3. Une police renforcée présente sur le terrain
La mutation de la SociĂ©tĂ© est trop rapide, trop forte et nombre d’individus ne parviennent pas Ă  s’intĂ©grer Ă  la civilisation de notre temps. La criminalitĂ© trouve lĂ  un champ de recrutement qui se diversifie. Un dĂ©fi de chaque instant pour la Police. Mais ce corps de dĂ©fense civile de premières lignes, n’est pas anonyme. Ce sont des Hommes qui s’exposent pour assurer notre sĂ©curitĂ©, notre tranquillitĂ© : les policiers.

C’est pourquoi le Parti Populaire propose :

  • renforcer, revaloriser et motiver les policiers,
  • ils occupent en permanence le terrain, de jour comme de nuit,
  • affecter les policiers formĂ©s au maintien de l’ordre et aux tâches de police, exclusivement aux missions opĂ©rationnelles sur le terrain,
  • confier les tâches administratives, telles que remise de documents, vĂ©rifications administratives, rĂ©daction de procès-verbaux, Ă  des employĂ©s administratifs, le cas Ă©chĂ©ant formĂ©s et assermentĂ©s, issus d’administrations rationalisĂ©es, par exemple les fonctionnaires provinciaux dont l’administration sera supprimĂ©e.

3.4. Poursuite rapide et sanction des dĂ©linquants et le sentiment d’impunitĂ© Ă©prouvĂ© par certains doit disparaĂ®tre très rapidement

Comment ?

  • introduire le jugement en comparution Ă  très brève Ă©chĂ©ance pour les flagrants dĂ©lits et les dossiers oĂą les dĂ©linquants plaident coupables,
  • mener l’instruction par les membres du Parquet sous le contrĂ´le d’un Juge de l’instruction et des libertĂ©s, pour les dĂ©tentions prĂ©ventives, les perquisitions, …
  • supprimer la Chambre du conseil,
  • placer la victime au centre du procès en Ă©quilibre avec les droits de la dĂ©fense; le Parquet devient partie au procès et ne bĂ©nĂ©ficie d’aucun privilège.

3.5. ExĂ©cution des peines Ă  l’Ă©tranger
La règle est simple : tout condamnĂ© purge sa peine. La Belgique passe une convention avec certains pays afin que les condamnĂ©s de nationalitĂ© Ă©trangère purgent leur peine dans ces pays, moyennant financement par la Belgique. Ceci vaut Ă©galement pour les personnes possĂ©dant la double nationalitĂ©, en cas de rĂ©cidive. Le coĂ»t de dĂ©tention s’y avère sensiblement moins Ă©levĂ© que dans nos prisons.

 

4. L’ENSEIGNEMENT : "FORMER LES CITOYENS DE DEMAIN ET LUTTER CONTRE L’ECHEC"

Selon l’OCDE entre autres, la qualitĂ© de l’enseignement en CommunautĂ© française est dĂ©plorable et ce, malgrĂ© un niveau Ă©levĂ© de dĂ©penses. L’enseignement nĂ©erlandophone, qui a moins fait appel aux nouvelles mĂ©thodes pĂ©dagogiques, est dans une meilleure situation.

Le Parti Populaire propose de :

  • mettre en Ĺ“uvre un enseignement de qualitĂ©, simple dans ses objectifs,
  • utiliser les mĂ©thodes d’apprentissage qui favorisent la lutte contre l’Ă©chec et qui ont fait leurs preuves,
  • mettre un terme aux expĂ©rimentations inefficaces; en 30 ans, trop d’Ă©lèves en ont fait les frais,
  • motiver les enseignants, revaloriser leur statut, rendre leur mĂ©tier plus attractif et respectĂ©,
  • moderniser les institutions,
  • enseigner Ă  nouveau le sens civique et le respect des autres aux enfants, tout au long du cursus scolaire. Certains y puiseront des ambitions et d’autres y dĂ©couvriront leur mĂ©tier.

4.1. Moderniser la gestion des écoles
Les enfants sont gĂ©nĂ©ralement enfants de parents et non de l’Etat. Les parents choisissent en toute libertĂ© absolue l’Ă©tablissement pour leurs enfants. Chaque parent recevra un chèque-Ă©ducation couvrant les frais scolaires Ă  remettre Ă  l’Ă©tablissement qui ainsi se verra remboursĂ©.

Les Ă©tablissements disposeront d’une large autonomie avec une co-gestion des parents et des enseignants, dans le cadre lĂ©gal et auditĂ©. Les Ă©tablissements auront la libertĂ© d’engager les enseignants et gĂ©reront leur budget, sous contrĂ´le de l’Etat.

Le souci d’efficacitĂ© et de rĂ©duction des coĂ»ts encourage la recherche de synergies et de regroupement Ă  tous niveaux.

Tout nouvel enseignant aura acquis le diplĂ´me de l’enseignement supĂ©rieur de type long. Le Parti Populaire encourage vivement la mobilitĂ© entre le monde de l’enseignement et le monde extĂ©rieur, sociĂ©tĂ© civile, entreprises, …

Afin de progresser, les nouveaux enseignants bĂ©nĂ©ficieront d’un programme renforcĂ© et systĂ©matisĂ© de coaching et de conseils pĂ©dagogiques ainsi que des formations continuĂ©es.

4.2. Lutter contre l’Ă©chec scolaire
Comment ? Agir !

  • une action forte : instaurer des normes gĂ©nĂ©rales avec des objectifs Ă  atteindre et des tests nationaux d’Ă©valuation dont un baccalaurĂ©at en fin d’Ă©tudes,
  • rĂ©instaurer systĂ©matiquement les manuels scolaires et intĂ©grer le PC dans le parcours pĂ©dagogique,
  • systĂ©matiser et renforcer l’encadrement diffĂ©renciĂ© pour les Ă©lèves les plus faibles avec des classes prĂ©paratoires pour les Ă©lèves qui ne maĂ®trisent pas la langue du Pays,
  • dès l’âge de 15 ans, le jeune pourra se lancer dans l’aventure du mĂ©tier en entreprise ou en artisanat.

4.3. Ouvrir d’avantage l’Ă©cole sur le monde extĂ©rieur
Le multilinguisme propre Ă  la Belgique offre une chance tant en termes d’ouverture au monde que d’opportunitĂ© professionnelle. Il faut l’exploiter :

  • gĂ©nĂ©raliser un enseignement multilingue en instaurant systĂ©matiquement des Ă©coles d’immersion,
  • engager des locuteurs natifs comme professeurs de langue en privilĂ©giant la mobilitĂ© du corps enseignant.

4.4. Instaurer l’Ă©ducation civique, le goĂ»t de l’effort, l’esprit d’entreprendre
Dès l’Ă©cole primaire, au travers de manuels, un cours d’Ă©ducation civique ouvre l’esprit de l’enfant Ă  la prise de conscience de la vie en sociĂ©tĂ©. Les parents s’associent Ă  cette Ă©ducation. Des entrepreneurs viennent inciter les jeunes gĂ©nĂ©rations Ă  la crĂ©ation d’entreprises et Ă  prendre leur vie en main.

Des contrĂ´les renforcĂ©s, l’Ă©ducation civique et l’apprentissage de la discipline constituent les meilleures armes contre l’usage et le trafic de stupĂ©fiants au sein des Ă©tablissements scolaires.

 

5. VIVRE ENSEMBLE : "POUR UNE IMMIGRATION JUSTE ET RESPONSABLE"

La Belgique a de tous temps Ă©tĂ© le refuge des persĂ©cutĂ©s et des opprimĂ©s politiques. Elle doit conserver sa politique gĂ©nĂ©reuse d’accueil des rĂ©fugiĂ©s politiques. Une telle politique honore en effet un Pays et ses citoyens. Cependant, un Pays doit rester maĂ®tre de sa politique migratoire, sans la subir, ni se voir forcer la main par des groupes ou lobbies. Le migrant s’adapte aux valeurs du Pays hĂ´te, et non l’inverse.

Par ailleurs, de nombreuses études récentes, dont certaines réalisées par des chercheurs "progressistes", constatent que les politiques actuelles conduisent au communautarisme, au délitement du tissu social, et au repli sur soi identitaire.

Pourquoi occulter ce dĂ©bat fondamental, compte tenu des bouleversements dĂ©mographiques annoncĂ©s? Au contraire, il convient d’inverser la dynamique communautariste afin de renforcer le socle de belgitude et de valeurs communes entre les diffĂ©rents groupes. Ce socle de belgitude s’articule autour de valeurs, de comportements, d’art de vivre et notamment l’Ă©galitĂ© Homme/Femme, la tolĂ©rance philosophique et religieuse, le caractère privĂ© des convictions religieuses et philosophiques et la modĂ©ration des opinions entourĂ©es d’une certaine bonhomie permettant le vivre ensemble.

L’acquisition de la nationalitĂ© belge doit se faire moyennant un processus d’intĂ©gration vĂ©rifiĂ©, selon un système de critères objectifs qui tiendra compte notamment du mode d’entrĂ©e dans le pays, de l’apprentissage d’au moins une des langues nationales, et de la volontĂ© de contribuer depuis l’arrivĂ©e Ă  la vie Ă©conomique et sociale.
Les Ă©trangers dĂ©linquants multi-rĂ©cidivistes ou qui inciteraient Ă  la haine raciale seront expulsĂ©s. Les mariages blancs seront systĂ©matiquement poursuivis et sanctionnĂ©s par la perte de la nationalitĂ© de celui qui se prĂŞte Ă  cet exercice, s’il l’a lui-mĂŞme acquise autrement que par la naissance.

Les Ă©trangers en situation irrĂ©gulière feront systĂ©matiquement l’objet d’une reconduite aux frontières. A l’inverse, un système de "green cards" dĂ©bouchant sur un permis de travail. La nationalitĂ© pourrait ĂŞtre attribuĂ©e Ă  des Ă©trangers en vue de combler certains besoins de l’Ă©conomie oĂą la main-d’Ĺ“uvre locale serait dĂ©ficiente, notamment dans le domaine des aides Ă  la personne.

Afin de renforcer et faciliter son intĂ©gration, tout nouvel immigrant participera Ă  25h de cours sur les lois, l’histoire, les mĹ“urs et coutumes de notre pays et s’engagera dans l’apprentissage d’une des langues nationales. Il en est de mĂŞme des rĂ©sidents Ă©trangers et citoyens d’origine Ă©trangère qui sollicitent l’aide sociale ou le chĂ´mage.

Tout nouvel immigrant, comme tout habitant du pays, se soumet aux lois et s’efforce d’accepter et respecter les mĹ“urs pratiquĂ©es en Belgique. Il respecte la neutralitĂ© philosophique et religieuse de l’appareil de l’Etat, de l’enseignement et du non-marchand subsidiĂ©. Cela sera renforcĂ© par une loi interdisant le port de tout signe religieux ostensible dans l’exercice des fonctions. Le port de tout signe religieux est Ă©galement proscrit pour les Ă©lèves durant toute leur scolaritĂ© obligatoire.

Les discriminations Ă  l’embauche seront combattues avec la plus grande fermetĂ© et une politique de diversitĂ© sera mise en place.

L’immigration requiert un dĂ©bat dĂ©mocratique large, franc, respectueux et gĂ©nĂ©reux. Ce dĂ©bat, menĂ© sur des bases objectives Ă©vitera tant l’angĂ©lisme aveugle que les dĂ©rives xĂ©nophobes tout aussi bornĂ©es. Il est opportun d’Ă©tablir une carte dĂ©mographique de l’immigration afin de dĂ©terminer sa rĂ©alitĂ©, sa diversitĂ©, l’adhĂ©sion aux valeurs occidentales, l’Ă©volution dĂ©mographique prĂ©visible et les changements induits en termes de politique publique, la contribution Ă  la richesse nationale ou, Ă  contrario, son coĂ»t.

Pour assurer une saine politique de gestion responsable de l’immigration, d’intĂ©gration et de sĂ©curitĂ©, le Parti Populaire se propose d’Ă©tablir un dialogue et un vĂ©ritable partenariat avec les pays d’origine, tels le Maroc.

 

6. DEPOLITISER LA SOCIETE : « PLUS UNE SOCIETE EST POLITISEE, MOINS ELLE EST EFFICIENTE »

6.1. Limiter l’influence du politique sur notre sociĂ©tĂ©
En Belgique l’action publique est centrĂ©e sur l’intĂ©rĂŞt des partis politiques au pouvoir et non sur l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Le problème est dĂ» Ă  l’interfĂ©rence directe des partis et hommes politiques dans des domaines oĂą ils ne devraient pas intervenir. Des domaines Ă  rĂ©gir par des organismes indĂ©pendants, conformĂ©ment aux critères gĂ©nĂ©raux dĂ©finis par la Loi et appliquĂ©s par l’administration. Une sociĂ©tĂ© entièrement contrĂ´lĂ©e par les partis politiques est menacĂ©e dans son caractère dĂ©mocratique.

Le prĂ©sident du CPAS d’une commune, d’une agence de logement social ou d’un hĂ´pital par exemple doit ĂŞtre un professionnel du secteur et non un membre d’un parti politique. Les Ă©lus et le personnel politique doivent se limiter aux fonctions pour lesquelles ils ont Ă©tĂ© Ă©lus. De mĂŞme ĂŞtre jugĂ© par ses pairs est une formule pertinente mais uniquement dans le monde scientifique qui procède toujours Ă  de multiples validations d’un avis avant de juger.

Aujourd’hui, dans le monde tel qu’il est, il n’est plus possible que les politiques continuent Ă  contrĂ´ler les politiques. C’est par exemple le cas de la tutelle sur les Communes, aujourd’hui exercĂ©e par le Ministre rĂ©gional de l’intĂ©rieur. Cela dĂ©bouche sur des dĂ©cisions politique oĂą le Ministre est Ă  la fois Juge et partie. Selon la couleur politique en Wallonie, refus de nomination de bourgmestres en Flandre. Un dĂ©ni de dĂ©mocratie Ă©lĂ©mentaire.

6.2. Mettre fin Ă  l’arbitraire
Les dĂ©cisions individuelles, telles que permis de bâtir, naturalisation, octroi d’une place en logement social ou en crèche dĂ©pendent trop souvent des affinitĂ©s politiques du demandeur. Un mode de fonctionnement arbitraire mais aussi dangereux. Pour ce type de dĂ©cision, il convient que l’autoritĂ© compĂ©tente, fĂ©dĂ©rale ou rĂ©gionale, dispose de critères prĂ©cis. Toute dĂ©cision individuelle devra ĂŞtre motivĂ©e au regard de ces critères. Tout administrĂ© s’estimant lĂ©sĂ© saisira un mĂ©diateur. En cas d’Ă©chec de la conciliation, la justice interviendra. Le clientĂ©lisme est sanctionnĂ© par la destitution de mandat.

6.3. Valoriser l’administration et les fonctionnaires
Nos fonctionnaires sont compĂ©tents mĂŞme si parfois on recourt Ă©galement Ă  une expertise extĂ©rieure. C’est pourquoi les Ministres se trompent en transformant leurs cabinets en administration parallèle. Ils dĂ©responsabilisent et court-circuitent nos fonctionnaires. Cinq collaborateurs suffisent par cabinet ministĂ©riel. Cette rĂ©duction constitue la meilleure manière d’endiguer le clientĂ©lisme.

De plus, rappelons que les fonctionnaires Ĺ“uvrent au service de l’institution pour laquelle ils travaillent, Etat ou RĂ©gion, et non au service du Ministre ou d’un parti politique. Concrètement, cela protĂ©gera le fonctionnaire, refusant d’exĂ©cuter un acte illĂ©gal demandĂ© par sa hiĂ©rarchie ou qui se fait manifestement Ă  des fins d’intĂ©rĂŞts particuliers et non dans l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral.

S’il a connaissance de cas de corruption ou de clientĂ©lisme, il devra le dĂ©noncer immĂ©diatement Ă  la justice. Dans ce cas, il est protĂ©gĂ© et sa hiĂ©rarchie ne pourra ni le dĂ©mettre de ses fonctions, ni le sanctionner.

6.4. Recrutements dans la fonction publique : du copinage à la méritocratie
PrivilĂ©gier le recrutement en fonction d’appartenances politiques plutĂ´t que du mĂ©rite nuit Ă  l’efficacitĂ© de l’action publique. Il s’agit aussi d’une forme de sĂ©grĂ©gation aussi intolĂ©rable que la discrimination en fonction du genre, de la religion, de l’orientation sexuelle ou de l’origine ethnique. Pire, elle menace l’indĂ©pendance de l’administration publique fondamentale pour la dĂ©mocratie.

Un organisme de recrutement indépendant et non politisé évalue les compétences.

La mise en place d’une Ă©cole d’administration de la fonction publique doit ĂŞtre envisagĂ©e. Tout candidat s’estimant Ă©cartĂ©, pour des raisons politiques, conteste une telle dĂ©cision devant un organisme indĂ©pendant.

Un effort de rationalisation et la suppression des structures administratives inutiles aboutiront à la moyenne européenne en termes de nombre de fonctionnaires, en remplaçant un fonctionnaire partant à la retraite sur trois, tout en maintenant le niveau de services publics offerts. De surcroît, il faut revaloriser la fonction publique en évitant toute forme de nomination politique.

6.5 Des marchés publics plus transparents et plus efficients
Les dĂ©penses publiques reprĂ©sentent 12,7% du PIB belge. Or, l’envergure et la complexitĂ© des activitĂ©s des marchĂ©s publics exposent les administrations aux plus grands risques de corruption.

La corruption entrave la concurrence sur les marchĂ©s et conduit les administrations Ă  payer des prix artificiellement Ă©levĂ©s pour les biens et services. En Italie, après l’opĂ©ration Mani Pulite, les montants des marchĂ©s publics ont diminuĂ© de 30%.
Les organisations de la sociĂ©tĂ© civile, les mĂ©dias et le grand public, doivent avoir accès aux informations relatives aux principales dispositions des grands contrats. Les rapports des organismes de surveillance doivent eux aussi ĂŞtre mis Ă  la disposition du plus grand nombre afin de renforcer la vigilance du public. Le contrĂ´le direct des citoyens peut complĂ©ter ces mĂ©canismes de responsabilitĂ© traditionnels, par exemple en confiant Ă  un reprĂ©sentant d’une organisation de la sociĂ©tĂ© civile le suivi des marchĂ©s complexes ou Ă  montants très Ă©levĂ©s. Au-delĂ  de cette transparence, un organisme indĂ©pendant doit systĂ©matiquement contrĂ´ler l’attribution et l’exĂ©cution des marchĂ©s publics.

 

7. L’ENVIRONNEMENT ET LE BIEN ETRE : "PRESERVER NOTRE PLANETE MAIS SANS DOGMATISME"

Un devoir absolu : prĂ©server la planète et ses ressources naturelles, tout en accroissant le bien ĂŞtre des populations. Soyons attentifs aux dĂ©fis qui se prĂ©sentent Ă  nous mais ne cĂ©dons jamais au catastrophisme savamment entretenu par certains groupes de pression Ă  l’agenda politique manifeste. Soyons pleinement acteurs ! Menons une politique responsable en matière Ă©nergĂ©tique et environnementale. Une vision humaine, intelligente et crĂ©ative des critères de la prospĂ©ritĂ© Ă©conomique permet non seulement d’assurer notre autonomie Ă©nergĂ©tique, de prĂ©server la qualitĂ© environnementale mais aussi de crĂ©er de nouveaux secteurs d’activitĂ©s et d’emplois. Une question de vision rĂ©aliste et de sens des responsabilitĂ©s dĂ©pourvue de dogmatisme idĂ©ologique.

Rassemblons nos forces pour offrir aux générations futures un monde durable et agréable avec un citoyen acteur de son avenir.

7.1 Vers une stratégie énergétique indépendante
Le nuclĂ©aire, dans l’Ă©tat actuel de nos connaissances et faute d’alternatives Ă  ce jour, procure Ă  la Belgique l’Ă©nergie la plus propre et la moins chère et lui assure le maximum d’indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique. Nous ne pouvons nous passer de grandes quantitĂ©s d’Ă©nergie sauf Ă  retourner Ă  l’ère de l’Homme des bois pour laquelle certains Ă©prouvent de la nostalgie.

Il s’agit donc de voir loin tout en assurant le prĂ©sent. Un homme politique responsable ne spĂ©cule pas sur ce sujet mais bâtit des solutions. Actuellement, partout dans le monde, l’option nuclĂ©aire s’avère la plus rĂ©aliste Ă  tous points de vue. Dès lors, la sagesse commande de prolonger la vie de toutes les centrales nuclĂ©aires existantes tout en accroissant la recherche pour le retraitement des dĂ©chets. Cette activitĂ©, le retraitement des dĂ©chets constitue une source de technologie nouvelle et sans doute une industrie d’avenir.
De plus, la couverture dĂ©jĂ  Ă©valuĂ©e, des besoins futurs en puissance Ă©nergĂ©tique nĂ©cessite la mise sans dĂ©lais Ă  l’Ă©tude de la construction d’une voire deux centrales nuclĂ©aires de nouvelle gĂ©nĂ©ration.

BientĂ´t, l’Ă©nergie sera issue d’un type d’industrie rĂ©volutionnaire recourant aux avancĂ©es scientifiques et technologiques les plus remarquables et prometteuses telles que la fusion nuclĂ©aire, la pile Ă  combustible ou encore les possibilitĂ©s offertes par le magnĂ©sium. La Belgique a occupĂ© une place de pionnière, elle doit redevenir un leader dans la recherche et le dĂ©veloppement de ses applications, comme ses scientifiques et ingĂ©nieurs, ses techniciens et travailleurs qualifiĂ©s l’ont Ă©tĂ© de tous temps.

7.2. Vers un mode de transport propre
Tout le monde le sait, les belges, naturellement individualistes et indĂ©pendants, prĂ©fèrent souvent les modes de transport individuels. NĂ©anmoins, le transport collectif joue un rĂ´le très important qui se traduit actuellement par une popularitĂ© croissante. Les coĂ»ts alĂ©atoires de l’Ă©nergie, l’encombrement urbain, la lutte contre la pollution et une nouvelle vision de la qualitĂ© de vie encouragent la diversification et le renforcement significatif du transport collectif.

Notre civilisation technique est parvenue Ă  un niveau qui autorise toutes les inventions et donc de nouvelles ambitions. Encourageons d’abord un mode de transport propre, Ă©lectrique ou hybride, tant pour les personnes que pour les biens, par la mise en place dans tout le Pays de stations de recharge rapide.

Cela concerne les autobus, les automobiles et dĂ©jĂ  les camions. C’est aussi le moment de rĂ©inventer le moyen de transport individuel. Avec l’Ă©nergie Ă©lectrique, dans le domaine de la mobilitĂ©, on repart d’une page blanche. La première vague de l’Ă©croulement spectaculaire des marques impĂ©riales de vĂ©hicules essence ou gasoil libère dĂ©jĂ  un espace propice aux entrepreneurs belges ambitieux et crĂ©atifs dĂ©sireux de dĂ©ployer de nouvelles productions de vĂ©hicules "propres".

7.3. Vers des Ă©conomies d’Ă©nergie systĂ©matiques dans l’habitat et le dĂ©veloppement urbain durable
Le Parti Populaire encourage la construction d’habitations "passives" et les immeubles Ă  fonction collective prĂ©sentant une trace Ă©nergĂ©tique fortement rĂ©duite. Repensons la ville dans une optique de dĂ©veloppement vert et non polluante !

Le Parti Populaire propose concrètement les mesures suivantes :

  • appliquer des normes minimales basse consommation pour toute nouvelle construction,
  • mettre aux normes des bâtiments publics/Ă©coles,
  • « vĂ©gĂ©taliser » des constructions et des milieux urbains,
  • prĂ©server et multiplier les espaces verts urbains,
  • maintenir la biodiversitĂ© en ville et autour des villes,
  • inciter Ă  la rĂ©novation des bâtiments anciens les plus Ă©nergivores,
  • crĂ©er des fonds d’investissement dans la dĂ©pollution des terrains, l’assainissement d’immeubles polluants existant notamment par appel Ă  l’Ă©pargne publique et institutionnelle,
  • diminuer les droits d’enregistrement/succession et TVA sur les immeubles "verts".

7.4. Vers une agriculture respectueuse de l’environnement et des animaux
Les subventions agricoles mobilisent 40% du budget européen. Insoutenable ! Cela oblige à réduire ces subventions et à réduire la production en Europe.

Revenons Ă  une forme d’agriculture durable ! Notre agriculture extensive et sans limite pollue les sols, les cours d’eau et nappes phrĂ©atiques.

Le Parti Populaire favorise une production plus naturelle, de qualitĂ© et plus rĂ©duite. Les agriculteurs ne sont pas des industriels, le champ n’est pas une usine et l’aliment n’est pas un produit chimique artificiel. Notre vie dĂ©pend aussi de la qualitĂ© de vie de l’agriculteur et de la qualitĂ© de ses produits. Il est temps de revenir Ă  un rythme soutenable.

Par ailleurs, le bien ĂŞtre des animaux d’Ă©levage et de batterie doit ĂŞtre très largement renforcĂ©, au-delĂ  des normes europĂ©ennes. La aussi, on doit s’interroger sur les pressions Ă©conomiques qui pèsent sur l’agriculteur/Ă©leveur.

7.5. Eduquer Ă  l’environnement et amĂ©liorer le cadre de vie
Le respect et l’amĂ©lioration de notre cadre de vie passe par l’Ă©ducation.

Le Parti Populaire propose :

  • Ă©duquer Ă  l’environnement, Ă  l’Ă©pargne Ă©nergĂ©tique et Ă  la santĂ© alimentaire dès le plus jeune âge, Ă  l’Ă©cole,
  • Ă©duquer Ă  l’environnement, Ă  l’Ă©pargne Ă©nergĂ©tique et de santĂ© alimentaire dans la fonction publique et sur base volontaire dans les entreprises sensibles au CSR (Corporate Social Responsibility),
  • diffuser des informations claires et surtout comprĂ©hensibles par n’importe quel consommateur, Ă©tiquetage produit/empreinte Ă©cologique/CO2,
  • Ă©duquer face Ă  la surconsommation,
  • gĂ©nĂ©raliser le tri et optimiser la gestion des dĂ©chets,
  • Ă©duquer Ă  la propretĂ© urbaine,
  • sanctionner les dĂ©pĂ´ts clandestins et autres, graffitis par une tolĂ©rance zĂ©ro.

7.6. Intensifier la recherche et développement économique durable
Le Parti Populaire propose des mesures fortes, concrètes, immédiatement applicables dans la recherche verte et le développement économique de cette filière :

  • investir dans la recherche des technologies "porteuses",
  • mettre en place un programme substantiel de "spin off" des universitĂ©s dans ce domaine et appliquer un "tax shelter" comme pour le cinĂ©ma mais pour la R&D liĂ© au dĂ©veloppement,
  • dĂ©velopper la filière verte Ă  la production, dans la distribution et l’installation,
  • encourager, dĂ©velopper les services alternatifs comme transformation pour rĂ©utilisation,
  • soutenir le non marchand dĂ©diĂ© aux activitĂ©s environnementales, de santĂ©, …
  • augmenter dans les entreprises, la formation Ă  l’environnement, l’Ă©pargne Ă©nergĂ©tique, …

 

8. POLITIQUE ETRANGERE : "LES ETATS-UNIS D’EUROPE DOIVENT PESER DANS LE DEBAT MONDIAL".

Sur la scène internationale, la Belgique a souvent eu un poids plus important que l’aurait voulu sa puissance rĂ©elle. Une tradition du compromis et une ouverture naturelle Ă  l’international ont ainsi permis Ă  la Belgique d’exercer une influence considĂ©rable au sein d’organisations multilatĂ©rales comme l’ONU, l’OTAN, ou l’Union EuropĂ©enne.

Le Parti Populaire, parti rĂ©solument pro-europĂ©en, s’inscrit dans la dynamique positive d’une Union consolidĂ©e. Celle-ci doit assumer et dĂ©fendre sa place dans le concert des grands acteurs politiques et Ă©conomiques de la planète.

Le Parti Populaire s’oppose Ă  tout repli nationaliste.

Deux courants contradictoires divisent l’Union EuropĂ©enne aujourd’hui. Certains pays conçoivent l’Europe comme un immense marchĂ© commun qui, de manière logique, s’inscrit dans une dynamique d’extension vers d’autres Etats comme la Turquie. Le second courant, fĂ©dĂ©raliste, dĂ©fend une Union politique et la formation d’un Etat FĂ©dĂ©ral EuropĂ©en.

Ces vues contradictoires se reflètent dans les diffĂ©rentes institutions de l’Union et mènent de nos jours Ă  un certain immobilisme des institutions et Ă  un dĂ©ficit dĂ©mocratique Ă©vident. Or, pendant que les europĂ©ens tergiversent, de nouvelles super puissances Ă©mergent, l’Inde, le BrĂ©sil. Avec les Etats-Unis, la Chine et la Russie, elles associent leur influence dans la perspective d’un monde multipolaire.

Partisan d’un grand marchĂ© commun aux règles de fonctionnement allĂ©gĂ©es et avec une monnaie commune, le Parti Populaire est nĂ©anmoins fidèle au mouvement fĂ©dĂ©raliste.

Le Parti Populaire dĂ©fend la crĂ©ation des "Etats-Unis d’Europe", constituĂ©s d’un noyau dur de pays membres dĂ©sirant aller plus loin qu’une union Ă©conomique.

Le Parti Populaire considère qu’il s’agit de la seule manière d’Ă©viter la dilution du projet europĂ©en dans une union Ă©largie et de peser demain dans le dĂ©bat mondial entre grandes puissances. Avec Bruxelles situĂ© Ă  la frontière entre l’Europe germanique et latine, la Belgique a longtemps Ă©tĂ© un laboratoire pour le dialogue entre les peuples.

Le Parti Populaire est convaincu que la Belgique devrait redevenir l’architecte et le « centre de gravitĂ© » destinĂ© Ă  dynamiser l’intĂ©gration politique. Les Etats-Unis d’Europe auraient en commun une diplomatie, une dĂ©fense moderne, une politique de sĂ©curitĂ© et une politique d’immigration commune.

Diplomatie, car seule une voix europĂ©enne commune sera Ă©coutĂ©e sur la scène internationale. Si l’Union doit continuer Ă  ĂŞtre une rĂ©fĂ©rence en termes de dĂ©fense des libertĂ©s, elle doit Ă©galement protĂ©ger ses intĂ©rĂŞts stratĂ©giques face aux autres grands acteurs mondiaux.

DĂ©fense, car en termes d’efficacitĂ© dans la prise de dĂ©cision, l’Europe doit disposer de son armĂ©e en totale collaboration avec l’OTAN, comme l’ont souvent remarquĂ© ses partenaires internationaux.

Politique d’immigration commune, car les flux migratoires doivent ĂŞtre apprĂ©hendĂ©s au niveau europĂ©en.

Le Parti Populaire propose Ă©galement l’instauration d’une grande circonscription paneuropĂ©enne unique pour la tenue de futures Ă©lections europĂ©ennes afin que la campagne Ă©lectorale se fasse au niveau supranational et ne soit plus contaminĂ©e par les thĂ©matiques locales faussant le dĂ©bat.

Par ailleurs, le PrĂ©sident des Etats-Unis d’Europe devrait ĂŞtre Ă©lu au suffrage universel afin de renforcer le caractère dĂ©mocratique de cette institution et son contrĂ´le ou sanction par le citoyen Ă©lecteur.

       
     

» download pdf